Antoine Vermorel-Marques Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, il aura fallu à peine vingt-quatre heures à Donald Trump pour diviser l'Europe. D'un côté, le président américain montre les muscles et promet de taxer les produits européens. De l'autre, notre commissaire européen, M. Stéphane Séjourné, commence déjà à brader notre industrie de défense. Au lieu d'assumer le rapport de force, il joue un jeu dangereux en proposant à demi-mot l'achat d'armes américaines contre un libre-échange débridé.
Mais notre souveraineté n'est pas à vendre ! Notre indépendance n'est pas à brader ! Nos emplois ne sont pas à bazarder !
Que dit la Commission européenne aux salariés de la défense française ? Aux équipes de KNDS, à Roanne, qui font la fierté de nos armées ? On connaissait l'Europe naïve ; nous nous dirigeons vers une Europe soumise à l'influence américaine, à la protection étatsunienne, au bon vouloir de l'oncle Donald.
Membres du groupe Droite républicaine mené par Laurent Wauquiez, nous voulons que se poursuive le travail du gouvernement de Michel Barnier. Je pense notamment à l'engagement sans faille de notre collègue Jean-Louis Thiériot en faveur de la stratégie industrielle de défense et du programme européen pour l'industrie de la défense.
Cela passe par deux mots : préférence européenne ! Nous devons nous défendre dans les nombreuses guerres commerciales menées contre notre industrie de défense, notre industrie textile, nos PME, nos agriculteurs, notre souveraineté.
Les achats réalisés au moyen de nos impôts doivent favoriser nos entreprises, pas nos concurrents américains ou chinois.