Sébastien Humbert Importance démesurée de l'administration, numerus clausus, gel des salaires des soignants, suppression de lits : notre système de santé est à l'agonie. Les temps d'attente sont décuplés, les brancards s'entassent dans les couloirs et le personnel est à bout. Dans ma circonscription, les horaires d'ouverture des services d'urgence dont dépendent les 70 000 habitants de l'Ouest vosgien, notamment celui du centre hospitalier de Vittel, sont malheureusement aléatoires. La saturation des urgences s'est fortement aggravée, à tel point que le plan Blanc a été activé pendant la première quinzaine de janvier 2025 dans les centres hospitaliers d'Épinal, de Remiremont et de l'Ouest vosgien.
Le centre hospitalier d'Épinal assure seul la couverture Smur des deux tiers du département des Vosges, ce qui augmente drastiquement les temps d'intervention et empêche d'intervenir sur plusieurs secteurs à la fois.
À Vittel, la fermeture régulière des urgences allonge les délais de prise en charge des patients en urgence absolue, ce qui contribue à la saturation d'autres hôpitaux comme ceux de Neufchâteau et d'Épinal.
À présent, ce sont les urgences de nuit de l'hôpital de Vittel qui sont menacées de fermeture définitive par la chambre régionale des comptes, prompte à ne voir le service public que sous le prisme comptable et complètement déconnectée des réalités territoriales et des enjeux sanitaires propres aux départements ruraux.
Les Vosgiens – et plus largement les ruraux –, qui bossent et se taisent, en ont soupé de devoir payer toujours plus d'impôts pour toujours moins de services publics ! Dans le même temps, l'aide médicale de l'État est préservée, faisant de notre pays un guichet social ouvert à tous les vents !
L'hôpital souffre aussi d'une suradministration qui désorganise au détriment du temps médical et du soin. Les Français grondent et vous faites la sourde oreille ! Madame la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, quand agirez-vous enfin en faveur des hôpitaux de proximité ?