Manuel Valls, ministre d'État, ministre des outre-mer . J'ai déjà eu l'occasion de le dire ici en séance, en commission ou encore au Sénat, qui examinera lundi prochain le projet de loi d'urgence pour Mayotte, il y a plusieurs temps. Il y a d'abord celui de l'urgence vitale ; je me rends demain à Mayotte avec ma collègue Élisabeth Borne pour regarder de près comment s'appliquent les choix et les directions politiques déjà donnés. Il y a le temps du projet de loi en discussion, qui doit aider à accélérer les procédures. Enfin, il y aura une autre loi – j'espère qu'elle pourra être débattue au printemps – qui permettra d'aborder la sécurité, l'immigration, le développement économique, l'urbanisme ou encore l'éducation.
Nous avons déjà engagé des financements. Une mission interinspections est en train d'achever l'évaluation des coûts et livrera sans doute ses résultats en fin de semaine ; je vous en informerai directement. C'est sur cette base que l'État, j'en prends l'engagement, sera financièrement au rendez-vous, comme il l'a été depuis plusieurs mois pour la Nouvelle-Calédonie. Je ne peux pas encore annoncer un coût précis, mais il sera très élevé, et l'État devra répondre présent pour la reconstruction de Mayotte.