Gérald Darmanin, ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice . Je veux vous témoigner, ainsi qu'au maire de Mâcon, le soutien du gouvernement. Vous avez souligné le travail accompli par le ministre de l'intérieur. Le procureur de la République mène l'action judiciaire et, de façon plus générale, le ministère de la justice s'efforce de traiter les interpellations, puis, une fois les preuves exposées, de procéder à des condamnations fermes. En effet, vous l'avez très bien dit, ces faits relèvent manifestement de la lutte contre le narcobanditisme, et ils se produisent après des menaces contre les élus, dont vous-même et le maire de Mâcon avez été la cible, car tous les deux avez réussi à lutter contre le narcotrafic dans votre territoire. Les représailles ne peuvent évidemment pas être laissées impunies.
Vous avez mentionné à raison deux textes très importants. J'espère que nous étudierons le premier très rapidement. Il s'agit de la proposition de loi du président du groupe EPR Gabriel Attal, dont Jean Terlier est le rapporteur, sur la violence qui touche les mineurs. Elle vise à autoriser la comparution immédiate pour les mineurs inculpés des délits les plus graves, comme attaquer un commissariat, menacer un élu ou trafiquer de la drogue. Elle tend à atténuer l'excuse de minorité : un mineur n'est pas un majeur, mais un mineur d'aujourd'hui n'est pas un mineur de 1945. Nous y sommes également favorables, afin que nous puissions imposer des sanctions adéquates, car les mineurs sont tout autant auteurs que victimes, vous le savez ; ne pas le voir, c'est faire preuve de naïveté.