Paul Christophe Après des mois de débats et une tentative échouée du fait d'une censure irresponsable votée par certains groupes parlementaires – une première depuis soixante-deux ans – la France s'est enfin dotée d'un budget. Ce budget a un prix ; il nous coûtera en effet 8 milliards de plus que celui proposé par Michel Barnier.
Le groupe Horizons & indépendants, défendant ardemment une certaine rigueur budgétaire, espérait bien sûr davantage d'économies afin de garantir une trajectoire financière soutenable pour notre pays et les générations futures. Mais l'urgence était de donner de la visibilité à nos entreprises, de rassurer les collectivités territoriales et d'apporter des certitudes aux Françaises et aux Français, alors que le chômage est en hausse. La conjoncture économique se tend : c'est une réalité qu'il nous est impossible de nier face à la nette augmentation des plans de licenciement et des faillites d'entreprises.
En dehors de l'indispensable vote d'un budget, quelles réformes structurelles ambitionnez-vous de lancer, monsieur le premier ministre, dans les semaines ou – espérons-nous – les mois à venir pour sauvegarder notre protection sociale et convaincre les entreprises et nos partenaires qu'investir et innover en France est un projet d'avenir ? Même dans les pires tempêtes, nous croyons au cœur battant de la France. Nous croyons en la force de son économie, en l'esprit dynamique de ses entreprises et en l'engagement indéfectible de ses travailleurs qui veulent une France grande et fière d'elle.
Comment entendez-vous répondre à ces attentes ?