Guillaume Lepers Ma question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur. Avec Laurent Wauquiez et les députés de la Droite républicaine, nous avons fait de la restauration de l'ordre dans la rue et à nos frontières une priorité. Sur ces sujets, vous savez pouvoir compter sur notre plein et entier soutien.
En matière de sécurité, les sujets ne manquent pas : violences faites aux femmes, délinquance du quotidien, banditisme, narcotrafic et filières de l'immigration illégale, auxquels s'ajoute la menace terroriste qui perdure. Je tiens à rendre hommage aux forces de l'ordre qui s'engagent quotidiennement, avec acharnement, pour garantir la sécurité des Français.
Cependant, dans l'exercice de leurs missions, nos policiers et gendarmes restent confrontés à un manque de moyens évident. Dans ma circonscription, la zone police de Villeneuve-sur-Lot, qui fait pourtant la même superficie que Paris intra-muros, ne compte la nuit que deux équipages pour répondre aux appels de police secours. La gendarmerie n'est pas en reste : il manque ainsi quatre gendarmes par rapport à l'effectif théorique de la petite communauté de brigades de Sainte-Livrade-sur-Lot.
Alors que le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait initialement la livraison de 3 000 véhicules, ainsi que la création de 500 emplois en gendarmerie et de 376 postes de policiers aux frontières, les forces de l'ordre n'obtiendraient finalement que la moitié des véhicules et le seul remplacement des départs. Aujourd'hui, les policiers manifestent devant l'Assemblée nationale, afin qu'on leur garantisse les moyens promis dans la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur, c'est-à-dire un total de 15 milliards d'euros d'investissement d'ici 2027.
Ma question est donc la suivante : pouvez-vous confirmer à la représentation nationale que vous allez bien donner à nos personnels les moyens de rétablir l'ordre dans nos villes, dans nos villages et à nos frontières ?