Sandrine Le Feur Madame la ministre de la transition écologique, les inondations en Ille-et-Vilaine, qui ont frappé des milliers d'habitants, ne seront malheureusement pas les seules cette année. Le groupe Ensemble pour la République, ma collègue Christine Le Nabour, députée d'Ille-et-Vilaine, et moi-même avons une pensée pour les familles touchées et pour les secouristes mobilisés sans relâche.
En Bretagne comme partout en France, les citoyens nous font part d'un sentiment d'épuisement. La crise climatique dépasse les frontières géographiques, sociales et politiques. Aucun Français n'est à l'abri.
À chaque inondation, incendie ou tempête, l'État réagit en urgence : reconnaissance accélérée de l'état de catastrophe naturelle, aide aux communes, déploiement des secours. C'est indispensable, mais ce n'est pas suffisant. Ce qui manque, c'est une véritable politique d'adaptation climatique. Comme le dit le proverbe, « mieux vaut prévenir que guérir ». Pourquoi ce principe de bon sens n'est-il pas appliqué à l'écologie ? Ces catastrophes naturelles n'ont rien de naturel. Elles sont le résultat direct de nos choix en matière de politique environnementale, d'urbanisation et de lutte contre le dérèglement climatique.
L'artificialisation des terres aggrave les risques d'inondation, tandis que le réchauffement climatique accentue la fréquence et l'intensité des épisodes extrêmes.