Béatrice Bellamy D'un côté, les équipes enseignantes se sont ruées sur l'application dédiée à la généralisation de l'éducation artistique et culturelle pour procéder à des réservations. De l'autre, les compagnies et lieux culturels ont enregistré à la hâte des projets. S'agissant de l'éducation artistique et culturelle, nul ne peut se satisfaire d'une situation qui, dans un contexte déjà tendu, accélère la fragilisation de l'écosystème culturel.
Tout cela suscite de l'émoi chez beaucoup de Français ; il est nécessaire de les rassurer. En effet, la part collective relève d'un contrat très clair avec la nation , dont je cite les termes : « Chacun des établissements scolaires bénéficiaires du dispositif dispose d'un crédit de dépense. Il est calculé à partir du nombre d'élèves scolarisés dans chaque niveau d'enseignement. »
La part collective du pass culture est une belle réussite : un nombre croissant d'établissements s'en emparent. Il n'est donc pas concevable que le succès du dispositif soit en même temps son frein ; or c'est ce qui se passe ! On ne peut pas changer les règles en cours d'année scolaire sans ruiner ce contrat moral.
Hier, devant la représentation nationale, vous avez indiqué, madame la ministre de l'éducation, que la plateforme Adage rouvrirait dans les prochains jours. De nouveaux projets pourront-ils être réservés et financés ? Vous avez également annoncé que l'objectif culturel restait intact, mais comment comptez-vous maintenir et sécuriser l'accès des élèves aux arts et au spectacle vivant dans l'ensemble du pays ?