Marc Ferracci, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie . Je vous prie d'excuser ma collègue Clara Chappaz, retenue précisément au Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle, qui constitue une source de satisfaction car il rencontre un succès attesté par la présence de nombreux chefs d'État, entreprises et scientifiques. La qualité des débats qu'il abrite témoigne de l'intérêt qu'il suscite dans l'opinion publique et auprès de l'ensemble des acteurs internationaux.
Nous pouvons en être fiers, tout comme nous pouvons l'être des très belles annonces dont ce sommet a été le théâtre : 109 milliards d'euros d'investissement, qui se déverseront sur nos territoires, permettant la création d'emplois et la construction de notre souveraineté et de notre indépendance dans le domaine de l'intelligence artificielle, en mettant des sites clefs en main à la disposition des entreprises qui investissent, notamment dans les infrastructures.
Les atouts de la France en matière d'intelligence artificielle attirent les investissements : disponibilité du foncier, hyperconnectivité – qui est en particulier le fruit des dépenses importantes consenties dans le cadre de l'application du plan France très haut débit – et décarbonation de l'énergie, qui nous autorise à proposer des tarifs électriques compétitifs à celles et ceux qui veulent installer en France des infrastructures dédiées à l'IA.
De tout cela, nous devons être fiers. Nous ne devons pas nous flageller. En matière d'intelligence artificielle, nous devons développer nos capacités et créer un véritable modèle français et européen. Ce sommet nous permettra de le faire. Il y va de notre indépendance, de notre souveraineté et de l'appropriation de l'intelligence artificielle par tous nos concitoyens et les entreprises – car il s'agit d'un facteur d'augmentation de la productivité.