Éric Lombard, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique . En effet, on constate depuis quelques mois une hausse des défaillances d'entreprise et, plus préoccupant encore, une hausse des défaillances des entreprises de taille intermédiaire, qui sont le levier de développement et de croissance de notre économie.
Vous l'avez noté de façon discrète dans votre intervention, l'absence de budget est une des raisons des difficultés rencontrées par les entreprises. Avec le premier ministre, nous n'avons eu de cesse de rappeler qu'il était essentiel que nous nous dotions d'un budget : comment, en effet, voulez-vous qu'un chef d'entreprise engage des investissements et procède à des recrutements s'il n'a pas de visibilité ?
À cela s'ajoutent une série de raisons liées au rattrapage qui a suivi le Covid. Après la politique du « quoi qu'il en coûte », par laquelle nous avons soutenu à bout de bras notre économie – je le salue car c'était nécessaire –, certaines entreprises, lorsque les soutiens ont pris fin, se sont retrouvées en grande difficulté et ont dû, malheureusement, cesser leur activité.
Et puis, vous l'avez signalé, la concurrence internationale est plus forte et beaucoup plus violente qu'auparavant.
La réponse à cette concurrence doit se faire au niveau européen. Lundi, je veillerai à nouveau, au Conseil affaires économiques et financières, à ce que l'Europe engage les soutiens nécessaires dans les filières automobile, sidérurgique et chimique, gravement menacées par des pays, voire des continents, qui subventionnent abusivement leurs entreprises. Nous allons réagir.
Dans le budget qui a été adopté, nous avons veillé à ce que les hausses de charges se réduisent au minimum…