Michel Castellani Samedi dernier, une jeune fille de 19 ans a été froidement abattue en Corse. Cet assassinat a soulevé dans l'île une émotion considérable et compréhensible. J'ai une pensée pour cette victime innocente et pour sa famille. Cette dramatique exécution s'ajoute à une liste qui s'allonge de façon catastrophique. Elle est le signe de l'action souterraine de réseaux, manifestement impliqués dans des trafics, des pressions et des comportements, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont illégaux. L'État a pour mission éminente de lutter contre le crime organisé.
Il est également du devoir de chaque citoyen de transmettre les valeurs d'honnêteté, de travail et de solidarité ; de marquer son rejet des dérives mafieuses qui affligent toujours plus la société. Je rends hommage aux personnels de l'État, ainsi qu'à la collectivité de Corse qui, unie aux organisations citoyennes, est engagée dans ce difficile combat.
Je n'oublie pas que, partout en France et en outre-mer, se développent les trafics et se multiplient les dramatiques assassinats qui les accompagnent.
Je ne vous poserai pas de question, monsieur le ministre de l'intérieur. Le député de Corse que je suis vient simplement affirmer devant cette assemblée la chose suivante, et je suis sûr d'exprimer un avis partagé par la plupart – et sans doute par l'ensemble – des députés : on ne bâtit pas une société sur les trafics, le racket, les atteintes à la vie ; on ne construit pas l'avenir sur la violence et la malhonnêteté. Face aux dérives, l'État doit remplir sa fonction régalienne, et chacun d'entre nous doit assumer son devoir de citoyen.