Béatrice Piron « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises. » Ces mots de Jean Monnet résonnent avec une intensité particulière. Lundi prochain, cela fera trois ans que l'Ukraine lutte avec une détermination inébranlable pour sa liberté et son intégrité territoriale. Face à l'agression russe, l'Europe s'est mobilisée, mais aujourd'hui, alors que des pourparlers ont lieu entre les États-Unis et la Russie, une question fondamentale se pose : où est-elle ?
Nous ne pouvons être de simples spectateurs. Notre souveraineté, notre sécurité et notre avenir sont directement en jeu. La paix ne peut être négociée sans les Européens, car c'est notre stabilité et nos valeurs qui sont remises en cause. La France a une responsabilité historique : nous devons exiger que l'Europe ait un siège à la table des négociations. Nous devons affirmer haut et fort que la paix ne se construira pas sur un compromis dicté par d'autres, mais sur des garanties de sécurité durable, protégeant l'intégrité de l'Ukraine et de ses frontières.
Enfin, l'Europe doit aller plus loin. Nous avons besoin d'une autonomie stratégique forte, ce qui passe par une défense européenne crédible. C'est une question de réalisme, de responsabilité, et surtout de souveraineté.
Par conséquent, quelles démarches concrètes la France entreprend-elle afin d'assurer une pleine participation de l'Union européenne aux pourparlers de paix ? Et quelle initiative comptez-vous promouvoir auprès de nos partenaires pour que l'Europe se dote des moyens de garantir la sécurité de l'Ukraine sur le long terme ?
L'histoire jugera ceux qui auront choisi de peser et de faire preuve de fermeté, et ceux qui auront regardé. Soyons du bon côté de l'histoire.