Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics . Je fais suite à la réponse qu'Éric Lombard a déjà faite à votre collègue sur le même sujet. Vous l'avez dit, la situation est difficile s'agissant d'une entreprise pour laquelle l'ensemble des acteurs locaux et nationaux s'est mobilisé depuis dix mois. Je veux saluer, dans un esprit républicain et un esprit de mobilisation industrielle et économique collective, la recherche active de solutions qui a été menée par l'ensemble des acteurs.
Vous l'avez entendu dans la bouche d'Éric Lombard, l'actionnaire a fait le choix de ne plus supporter les pertes de l'entreprise après y avoir injecté lui-même 400 millions d'euros. Il nous faut reconnaître les surcapacités qui existent sur le marché puisque 60 % des capacités mondiales seulement sont actuellement utilisées pour fabriquer les molécules produites en Isère. La tâche est donc immense, à la fois pour la reconversion des salariés et pour que cette plateforme industrielle retrouve un avenir, dans l'intérêt du territoire.
S'agissant de l'avenir des salariés, qui est la priorité absolue, tout le gouvernement est mobilisé. La ministre du travail Astrid Panosyan-Bouvet, avec qui j'échangeais à l'instant, me confirme la très grande mobilisation de l'ensemble des acteurs publics, pour que nous trouvions, salarié par salarié, une solution de reconversion, leurs compétences industrielles étant précieuses – vous le savez – pour le territoire dont vous êtes élue.
Seconde priorité : la plateforme industrielle doit être consacrée à un autre projet économique doté d'une viabilité à long terme. Nous sommes toujours à la recherche de lieux pour installer des usines et attirer des investisseurs étrangers. Ce sera notre mobilisation, celle de tout le gouvernement, notamment de Marc Ferracci, ministre de l'industrie.