Yannick Neuder, ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins . En ce 12 mars, Journée européenne contre la violence dans les soins de santé, votre question met en lumière ce sujet crucial. Vous avez évoqué l'agression dont les soignants du CHU d'Orléans ont été victimes – et je connais l'engagement qui est le vôtre dans cet établissement. J'ai reçu au ministère, ce matin même, le collectif du 12 mars récemment créé, avec l'ensemble des syndicats et des ordres qui se mobilisent.
Je salue le travail d'Agnès Firmin Le Bodo, qui s'était saisie de ce sujet en 2023. Depuis lors, un rapport a formulé des propositions s'agissant du suivi légistique. Grâce au ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, la proposition de loi de M. Pradal, adoptée largement ici même, intégrera, lors de son examen par le Sénat, des dispositions visant en particulier à rendre obligatoire la déclaration de ces agressions insupportables.
Le 11 janvier, lorsque je me suis rendu à Annemasse, à la demande du premier ministre, pour porter secours et assistance aux soignants, j'ai réaffirmé le principe de la tolérance zéro. Avec le ministre de l'intérieur et le garde des sceaux, nous travaillons au renforcement des peines en matière pénale, à l'obligation pour tout établissement de santé de déclarer les agressions et à l'anonymisation du dépôt de plainte, afin de mieux accompagner les soignants et d'éviter qu'ils ne soient menacés.
Enfin, n'oublions pas les agressions envers les soignants libéraux. En l'occurrence, nous comptons sur la mobilisation des élus locaux et des maires, grâce au déploiement de leur police municipale, à l'installation de caméras de vidéoprotection ou encore - comme je l'ai fait moi-même en tant que maire - à l'achat de boutons d'alerte dont nous équipons les soignants. Vous le voyez, d'ici à la fin de l'année et dès septembre 2025, le gouvernement sera pleinement engagé pour la protection des soignants.