Géraldine Bannier C'était hier le jour du « quart d'heure lecture » national, dont la quatrième édition a été marquée en soirée, pour la première fois, par une lecture au Panthéon. J'invite chacun, ici et partout en France, à multiplier ces bons quarts d'heure, ces minutes de temps suspendu, le nez plongé dans un bouquin, uniquement captivé par l'intrigue désopilante ou haletante, par l'atmosphère oppressante ou détendue, habilement tramées et imaginées par l'auteur.
Je me souviens des paroles qui fusaient ici ou là l'an passé, lorsque je vous ai posé la même question : « Quinze minutes, ce n'est rien ! » Ce n'est rien, mais c'est beaucoup, quand on a l'habitude de passer sa vie scotché au smartphone, l'attention captée par mille et une préoccupations du quotidien, sursollicité, surmené. Ces minutes de lâcher-prise, de prise de recul, sont si nécessaires quand le monde nous inquiète.
Un constat fait mal au cœur : la pratique de la lecture décroît, notamment chez les plus jeunes. L'enquête d'avril 2024 du Centre national du livre indique qu'un jeune de 16 à 19 ans sur trois ne lit pas du tout dans le cadre de ses loisirs. C'est pourtant un levier si puissant pour ouvrir la voie de tous les possibles…