Marc Ferracci, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie . Vous m'interrogez sur le suivi et l'accompagnement des entreprises, en particulier des plus petites d'entre elles, et vous évoquez des cas spécifiques, notamment l'entreprise Belink à La Ferté-Bernard, qui compte 140 salariés. L'engagement des services déconcentrés de l'État est total, constant et systématique à l'égard de toutes les entreprises. Il s'incarne dans la figure des commissaires aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises, qui agissent sous le pilotage de la délégation interministérielle aux restructurations d'entreprises et du comité interministériel de restructuration industrielle, afin de trouver des solutions industrielles chaque fois que c'est possible.
Belink, qui fabrique des cartes électroniques à destination du marché de l'automobile, est confrontée aux difficultés de ce marché. Elle a connu ces dernières années de lourdes difficultés financières : son chiffre d'affaires est passé de 24 millions d'euros en 2022 à 14 millions en 2024. Face à ces difficultés, la responsabilité des services déconcentrés de l'État est d'accompagner l'entreprise, de chercher des solutions et si possible d'en trouver : nous devons cet accompagnement aux salariés et à leurs familles.
Chaque année, 4 000 entreprises sont accompagnées par les services déconcentrés de l'État de manière très territorialisée. Notre engagement se déploie partout sur le territoire, mais aussi grâce à nos actions à l'échelle européenne. Avec le commissaire Stéphane Séjourné, nous avons annoncé il y a quelques jours un plan de soutien à la filière automobile, qui vise à répondre à des difficultés, à soutenir l'offre et la demande ainsi qu'à soutenir la diversification des équipementiers automobiles. L'ensemble de ces actions constitue une stratégie globale de soutien à nos entreprises et à nos filières, qui va se poursuivre.