Philippe Tabarot, ministre chargé des transports . La situation de la Corse est particulière : du fait de son insularité, elle est particulièrement dépendante du transport maritime.
Nous avons pleinement conscience de l'impact du conflit social sur l'économie de l'île, sur le quotidien des concitoyens et, plus largement, sur l'ensemble des places portuaires. Je suis pleinement mobilisé pour parvenir à un accord, aussi important pour la Corse que pour nos ports, et par conséquent pour notre souveraineté.
Une réunion avec les partenaires sociaux s'est tenue vendredi dernier ; elle a permis la suspension du mouvement social et les discussions se poursuivent. Mon cabinet et moi-même restons mobilisés et prêts à vous recevoir pour poursuivre nos échanges.
Vous évoquez ensuite la liaison maritime entre le continent et la Corse. Grâce aux efforts du gouvernement et de la collectivité de Corse, la délégation de service public pour la desserte de l'île entre 2023 et 2029 a été validée par la Commission européenne en novembre dernier, ce qui consolide les perspectives de desserte pour l'ensemble des acteurs du transport vers la Corse comme pour nos concitoyens sur place.
Enfin, vous soulevez le problème de la continuité territoriale en période de crise. Je rappelle qu'un contrat de délégation de service public s'établit entre une collectivité territoriale et un délégataire. Il s'agit donc d'une compétence de la collectivité corse, à qui il appartient de définir ses priorités dans ce cadre avec les transporteurs.
Nous prenons bonne note de votre proposition de rehausser le taux de remplissage des navires en période de grève. Elle doit être expertisée par la collectivité. D'autres solutions existent certainement.