François Bayrou, premier ministre . …la démocratie politique, car nous avons beaucoup de progrès à accomplir pour aller vers le pluralisme, mais aussi la démocratie sociale En effet, lorsqu'un pays rencontre des moments aussi difficiles, il n'est pas possible de s'en remettre entièrement au pouvoir politique, en raison des divisions et des affrontements qui donnent à nos concitoyens le sentiment que leur intérêt général n'est pas pris en compte comme il devrait l'être.
C'est la raison pour laquelle j'ai en effet demandé aux partenaires sociaux d'examiner, sans aucune interférence , la question des retraites. Et ils savent bien ce qu'il en est : vous avez lu, par exemple, l'interview, dimanche, de la secrétaire générale de la CFDT qui a dit les choses comme je pensais qu'elles devaient être dites, comme elle a choisi de les dire et comme nous pensons tous qu'elles devraient être : pour défendre les intérêts de nos concitoyens, il faut que chacun soit à son poste de combat et à son poste de négociation quand il le faut. Démocratie politique et démocratie sociale, voilà le premier point sur lequel je voulais vous répondre.
En second lieu, j'ai à vous exprimer ma gratitude, au nom du gouvernement et au mien. Vous avez été pendant des décennies, un visage qui portait l'honneur de notre parlement et de notre démocratie ; vous avez été un visage qui portait l'honneur de la République et vous avez été de surcroît – à mes yeux cela compte – une personnalité profondément enracinée dans le sol de notre pays, porteur d'une vision de la province, en particulier de l'Auvergne…