Marc Ferracci, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie . Permettez-moi de vous souhaiter moi aussi la bienvenue dans vos fonctions de député. Vous succédez à un président de groupe qui a marqué l'histoire de cet hémicycle.
Les sujets sur lesquels vous m'interrogez sont essentiels à l'avenir énergétique de notre pays. Ils mériteraient un débat et j'espère que nous l'aurons prochainement.
Nous avons constamment soutenu les tarifs réglementés de l'électricité – y compris face à la Commission européenne à laquelle, il y a quelques semaines, j'ai adressé un rapport donnant tous les arguments nécessaires à leur maintien. Nous y sommes attachés, et nous avons étendu, depuis le 1er février 2025, le bénéfice de ces tarifs aux petites entreprises.
S'agissant des industriels, particulièrement de ceux qui sont exposés à la concurrence internationale, nous avons signé avec EDF, en novembre 2023, un accord prévoyant un cadre leur permettant de bénéficier d'une électricité à des prix compétitifs, grâce à notre parc nucléaire historique. Nous attendons l'aboutissement des négociations, avant le 1er janvier 2026. Cet accord prévoit qu'EDF reverse à tous les consommateurs – ménages comme entreprises – une partie des tarifs de revente lorsque les prix de l'électricité sont trop élevés.
Le Conseil de politique nucléaire a pris acte que la maîtrise du programme EPR2, dans ses aspects industriels aussi bien qu'en termes de coûts et de délais, était insuffisante. C'est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de changer le dirigeant d'EDF.
Je ne peux pas vous laisser dire, enfin, que la programmation pluriannuelle de l'énergie a été élaborée dans l'opacité. C'est la loi, tout d'abord, qui prévoit qu'elle soit adoptée par décret. Elle a, de plus, fait l'objet de très larges consultations et de milliers de propositions. Nous aurons encore l'occasion de débattre de cet enjeu de souveraineté, qui doit nous permettre de défossiliser notre économie.