Marie-Christine Dalloz Monsieur le ministre de l'économie, alors que les marchés européens traversent une crise sans précédent en raison des droits de douane imposés par l'administration Trump, de nombreux secteurs stratégiques subissent des répercussions dramatiques. La situation est catastrophique pour la filière viticole française, fleuron de notre patrimoine national.
Les exportations de vin français vers les États-Unis ont chuté de plus de 40 % en un an et les droits de douane supplémentaires de 20 % imposés par Washington devraient entraîner une perte colossale de plusieurs centaines de millions d'euros pour nos viticulteurs. Ces difficultés, exacerbées par l'inflation et les aléas climatiques, placent la filière viticole dans une situation inquiétante. Des milliers d'exploitations viticoles sont menacées.
Nous devons agir maintenant face à cette agression commerciale. La Commission européenne a évoqué des mesures visant à y répondre mais, à ce jour, aucune n'a été prise pour défendre notre filière viticole. Alors que les États-Unis continuent de défendre sans relâche leurs intérêts, l'Europe semble rester passive. Nous aspirons à une Europe forte, capable de défendre les intérêts et de protéger les filières stratégiques de l'ensemble de nos pays. Comment justifier le fait que, d'un côté, nous imposions des taxes sévères à nos exploitants agricoles, nos entreprises et nos artisans tandis que, de l'autre, nous demeurions incapables d'imposer aux États-Unis de payer leur juste part ?
Ça suffit ! Nous, députés du groupe Droite républicaine, autour de Laurent Wauquiez, exigeons une préférence économique européenne, pour protéger nos vignerons et garantir un avenir commercial solide à la filière viticole.