Éric Lombard, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique . Je vous remercie de cette question qui va me permettre de compléter ce que je viens de dire à votre collègue Marie-Christine Dalloz. Tout d'abord, je souligne que nous serons en grande proximité non seulement avec les entreprises, mais aussi avec les associations et les syndicats représentatifs des salariés, à qui j'ai proposé de dialoguer sur les conséquences de ce qui est en train de se passer.
Je tiens à rappeler que dans un premier temps, les conséquences seront beaucoup moins importantes pour l'Union européenne que pour les États-Unis parce que l'inflation et la baisse de la croissance vont d'abord frapper les Américains. Cependant, le premier ministre l'a dit, il y aura un impact sur la croissance dans l'Union européenne, mais il sera assez modéré sur l'inflation selon l'interview du gouverneur de la Banque de France publiée aujourd'hui dans les colonnes d'un grand quotidien du soir.
Il faut apporter un soutien très attentif aux entreprises. Vous avez raison de rappeler que je les invite, avec l'ensemble des ministres de Bercy, cet après-midi à dialoguer pour les écouter et pour intégrer leurs remarques sur la façon dont, avec nos collègues de l'Union européenne, nous allons préparer la deuxième phase de la riposte – car pour pouvoir abaisser des droits de douane, il faut d'abord malheureusement prendre des mesures qui incitent les Américains à ouvrir des discussions avec nous. Je souhaite avoir l'avis des entrepreneurs sur les mesures qui seraient les moins nuisibles pour eux et qui éventuellement pourraient les aider parce que nous n'allons pas utiliser que les droits de douane.
Je peux vous assurer que nous sommes en contact régulier avec l'ensemble des acteurs de notre vie économique, que la riposte qui sera préparée avec l'Union européenne sera forte mais proportionnée, et que de façon très régulière, semaine après semaine s'il le faut, nous serons dans le dialogue pour accompagner l'ensemble de nos entreprises et pour traverser cette crise de façon à en sortir le mieux possible et surtout le plus vite possible.