Éric Lombard, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique . Tout d'abord, pour continuer sur la réponse que nous allons apporter aux Américains, je précise, parce que c'est une étape importante, qu'un comité des ministres de l'économie et des finances se tiendra à Varsovie en fin de semaine, puis un G7. Nous sommes prioritairement concentrés sur l'idée de ramener nos partenaires américains à des principes de fonctionnement internationaux plus conformes à ce que nous avons connu dans le passé.
Ensuite, dans l'environnement difficile qui est le nôtre, vous avez tout à fait raison de souligner l'importance de maintenir ancrée l'idée de la réduction de la dépense publique et des déficits, avec comme objectif moins de 3 % de déficit en 2029, priorité à laquelle le premier ministre reste très attaché – je le rappelle si jamais on avait la tentation de l'oublier –, malgré la difficulté survenue cette année. Dans le courrier envoyé au Haut Conseil des finances publiques sur la nouvelle prévision de croissance que j'ai signé hier et qui sera présenté en Conseil des ministres la semaine prochaine, je confirme notre volonté de tenir la dépense publique cette année puisque si nous devions l'accroître, on s'éloignerait de notre cible et cela aurait un impact négatif, notamment sur le coût de la dette. Mais si en revanche on devait resserrer encore davantage la dépense publique, cela aurait un effet récessif.
Le budget qui a été voté en matière de dépenses sera tenu et du fait que l'impact sur notre économie sera moindre en France qu'aux États-Unis, je le disais à l'instant, nous sommes fermement déterminés à tout faire pour tenir aussi sur la réduction du déficit, à savoir les 5,4 % que vous mentionniez.
La ligne est donc claire : les dépenses publiques seront tenues. C'est le meilleur service que nous puissions rendre au pays pour protéger nos entreprises et notre économie.