Julien Gokel ArcelorMittal vient d'annoncer plus de 600 suppressions d'emplois en France, notamment à Dunkerque et à Mardyck, dans ma circonscription, où 320 postes sont menacés. Derrière ces chiffres, il y a des hommes, des femmes, des familles, des vies frappées de plein fouet par le cynisme d'un groupe qui ne tient pas ses engagements. Je tiens à leur exprimer ma solidarité.
Ce groupe méprise ses salariés, qui vivent depuis des mois au rythme de l'incertitude sans aucune visibilité sur leur avenir, ainsi que ses ouvriers qui se lèvent chaque jour pour faire tourner les hauts-fourneaux avec fierté. Il prend en otage ses sous-traitants en prenant des décisions stratégiques opaques. Il méprise aussi nos territoires et nos élus locaux qui, eux, tiennent leurs engagements à travers une union sacrée derrière le maintien l'industrie locale.
Cette situation n'est pas acceptable. Il est temps de redonner de la visibilité aux salariés d'ArcelorMittal comme aux élus des territoires concernés. Il est urgent de dessiner des perspectives précises pour assurer la force, l'indépendance et l'avenir de la filière sidérurgique non seulement française, mais également européenne. Sa survie en dépend. Nous ne pourrons pas réussir pleinement notre réindustrialisation sans la filière sidérurgique.
Eu égard au contexte actuel, nous ne pouvons pas nous permettre d'être dépendants des seuls aciers américains et chinois. L'Europe doit atteindre son indépendance en la matière. La mise en place des mesures du plan acier doit intervenir dès à présent.
Il est urgent de rassembler l'ensemble des parties prenantes pour aborder ce sujet : la Commission européenne, les représentants des salariés, les élus locaux. Exigeons des garanties claires et fermes de la part du groupe ArcelorMittal.
À Dunkerque, à Florange, à Basse-Indre et ailleurs, nous attendons des actes et non pas des paroles. Nous exigeons une véritable feuille de route pour l'acier bas-carbone, des garanties sur la préservation de notre outil industriel, des investissements rapides et la protection des emplois. Sans cela, l'État devra prendre toutes ses responsabilités.
Ma question est triple, mais simple. Allez-vous conditionner tout soutien financier futur à ArcelorMittal à la prise d'engagements fermes ? Allez-vous lui imposer une feuille de route transparente ? Comment comptez-vous garantir que la France conserve une autonomie…