Salvatore Castiglione En conséquence, les boulangers et les fleuristes, qui exercent une activité ô combien utile, n'ont théoriquement pas le droit de faire travailler leurs salariés le 1er mai. Pourtant, la journée du muguet est la deuxième ou troisième plus importante de l'année en matière de chiffre d'affaires pour les fleuristes, qui subissent de plus la concurrence déloyale de la vente à la sauvette. Elle représente un chiffre d'affaires de 19,4 millions d'euros pour l'ensemble du secteur, soit 1,9 million d'euros de TVA collectée par l'État, contre zéro quand la vente se fait de manière illégale.
J'ai bien entendu que Mme la ministre du travail soutenait la proposition de loi des sénateurs centristes, ainsi que les initiatives de certains députés, visant à changer la législation en la matière. Mais, au plus tôt, cela ne s'appliquerait qu'en mai 2026.
À la veille du 1er mai 2025, ces commerçants veulent savoir s'ils peuvent ouvrir sans craindre une amende, afin de réaliser un chiffre d'affaires dont ils ont besoin, surtout avec toutes les difficultés auxquelles ils doivent faire face depuis la covid. Comme des millions de Français, j'en appelle au bon sens et à un moratoire des verbalisations, cette année, pour ces commerces. C'est ce qu'attendent les boulangers et les fleuristes pour ouvrir en toute quiétude.