Jean-Hugues Ratenon J'accuse. J'accuse, donc ma question s'adresse à qui veut bien répondre, car vous êtes tous responsables. Le chikungunya frappe durement car vous avez laissé faire. Nous l'avons subi en 2006, nous connaissons la bête, qui a fait plus de 250 morts et meurtri des milliers de personnes, porteuses de séquelles vingt ans après. Nous connaissons la bête et nous savons comment l'éliminer. Vous devriez le savoir plus que nous. La bête a repointé son nez en 2024 à Saint-Gilles. Elle était dans la ligne de mire et pouvait être éliminée, mais vous avez laissé l'épidémie se développer.
Il y a donc un vaccin, mais vous saviez qu'il n'avait pas prouvé son efficacité. Dans son avis du 27 février 2025, la Haute Autorité de santé a indiqué qu'il n'y avait pas eu d'évaluation de l'efficacité vaccinale du produit , « déduite à partir d'un seuil prédictif de protection […] déterminé chez le primate non humain ». On apprend aussi que « le laboratoire Valneva s'est engagé à mettre en place deux études d'efficacité en vie réelle » : après les singes, ce sont donc les Réunionnais les cobayes…
Conséquence du manque de moyens : des morts, des dizaines de milliers de malades, l'hôpital à bout, des déprogrammations de soins, un climat anxiogène, une grande défiance de l'opinion publique et une économie en difficulté. Oui, je vous accuse de favoriser l'affaiblissement des populations d'outre-mer et du service public au détriment de la vie humaine ! N'est-ce pas criminel et malsain ?
Acceptez-vous de rencontrer rapidement l'ensemble des députés et des sénateurs de La Réunion ? Répondez-moi, soyez honnêtes !