Marc Chavent Emmanuel Macron reçoit Ahmed al-Charaa à l'Élysée. Cet homme est le fondateur du Front Al-Nosra. Sous son règne, des centaines de milliers de Syriens ont été massacrés, persécutés, et des communautés entières ont été écrasées sous la terreur et la charia. Les chrétiens, les druzes, les Kurdes, les yézidis, tous ont payé le prix de sa soif de pouvoir.
Comment justifier qu'un tel individu soit reçu en France, au cœur de la République, alors qu'il incarne tout ce que nous combattons ? Comment concilier cette rencontre avec nos engagements en faveur des droits de l'homme, de la liberté et de la dignité humaine ?
Comment expliquer aux victimes du terrorisme, en Syrie ou chez nous, que la France tend la main à celui qui a orchestré leur souffrance ? Et comment justifier cette rencontre auprès de nos concitoyens musulmans, attachés à la République, alors que leur pays accueille celui qui a trahi leur foi ?
Quel message envoyons-nous aux peuples persécutés, aux victimes du terrorisme et à la France elle-même ? Quelles garanties avons-nous reçues pour la protection des minorités en Syrie, pour une – vraie – transition démocratique, pour l'avenir de la liberté et de la justice dans cette région ?