Laurent Alexandre Avec la Macronie, vous avez accepté la délocalisation des fonderies et des productions automobiles françaises, vous avez abandonné l'usine de chimie Vencorex après celles de la SAM et de GM&S. ArcelorMittal annonce 600 licenciements. Le groupe veut délocaliser aux États-Unis, au Brésil et en Inde. Si aucune mesure n'est prise, ce sont 15 000 emplois qui seront menacés, 60 000 avec les sous-traitants.
Les délocalisations sont des catastrophes pour les territoires, mais aussi des drames humains. Elles menacent la souveraineté industrielle de notre pays et l'avenir de notre économie. Sans sidérurgie nationale et sans acier, la relocalisation d'industries est impossible dans les territoires.
Nous ne cessons de vous proposer une planification industrielle s'appuyant sur un protectionnisme solidaire, le conditionnement des aides publiques au maintien de l'emploi et à la relocalisation d'activités dans les bassins sinistrés , l'interdiction des licenciements en cas de versements abusifs de dividendes et un prix de l'énergie stable pour nos entreprises.
Votre dogmatisme est incapable de protéger notre industrie. Arrêtez de vous laisser rouler dans la farine par Mittal ! Il y va de l'intérêt supérieur de la nation. Au total, 850 millions d'euros d'aides publiques ont été attribués à Mittal pour décarboner le site de Dunkerque, mais rien n'a été entrepris. Pire, Mittal a enrichi de façon indécente ses actionnaires avec l'argent public : ils ont touché plus de 6 milliards de dividendes en trois ans.
Nous vous demandons d'être intransigeants ! Vous avez imposé un budget injuste aux Français par 49.3, mais vous avez peur de contraindre Mittal. Cessez d'être forts contre le peuple, soyez forts pour le peuple ! Nationalisez ces usines pour sauver les emplois et les savoir-faire !
Monsieur le ministre, laisserez-vous Mittal délocaliser ses usines malgré tout l'argent public qu'il a reçu ? Vous engagez-vous à nationaliser en cas de fermetures de sites ?