Pieyre-Alexandre Anglade Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, ce week-end, à Kiev, se réunissait le camp de la paix. Le déplacement du président Macron, aux côtés du chancelier d'Allemagne et des premiers ministres du Royaume-Uni et de Pologne, signait le retour des Européens au cœur des efforts diplomatiques pour l'Ukraine et délivrait un message clair : aucune paix durable ne peut se bâtir en Ukraine sans l'Europe. Lors de ce déplacement, les Européens unis ont notamment soutenu une proposition de cessez-le-feu complet et inconditionnel de trente jours, appuyée par la coalition des volontaires, l'Ukraine et nos partenaires américains. Il appartient désormais à la Russie d'y adhérer sans conditions ni manœuvres dilatoires et de s'engager sur le chemin de la paix, lors de la rencontre prévue à Istanbul ce jeudi.
L'autre fait majeur de ce week-end est l'offensive massive et coordonnée du camp de la guerre contre ces efforts de paix. D'abord, la sphère complotiste, animée depuis la Russie, a cherché à décrédibiliser l'action du président de la République en faisant passer pour un sachet de drogue un simple mouchoir posé sur la table. Ensuite, les relais politiques du Kremlin en Europe, dont certains siègent dans cet hémicycle, notamment la présidente du groupe Rassemblement national, Mme Le Pen, ont accusé directement le président de la République de préparer la guerre alors même qu'il défendait une proposition de cessez-le-feu en Ukraine. Ces accusations mensongères sont graves car elles alimentent le climat conflictuel et jouent donc contre les intérêts de la France et des Français.
Je veux d'ailleurs dire ici notre soutien à nos militaires, à nos services de sécurité et à nos diplomates, qui agissent quotidiennement pour parvenir à la paix, afin de garantir la sécurité de nos compatriotes, mais sont mis en cause par ces déclarations émanant de soi-disant patriotes, qui viennent à nouveau de démontrer leur soumission à une puissance étrangère.
Aussi, pouvez-vous nous indiquer quelles sanctions supplémentaires seront prises avec nos partenaires européens et américains si Vladimir Poutine ne consent pas…