Olivier Fayssat Il y a un an, dans la nuit du 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie s'embrasait. Des violences causées par le refus d'une réforme visant à rétablir un principe pourtant fondamental, le suffrage universel et le dégel du corps électoral. Elles ont fait quatorze morts, détruit 750 entreprises et entraîné 2 milliards d'euros de dégâts. Depuis, rien n'est réglé. Pire, le dossier calédonien est traité avec un amateurisme qui met en danger l'unité de la nation.
Alors que trois référendums ont rejeté l'indépendance, les initiatives du ministre des outre-mer traduisent un contournement de la volonté populaire. Son projet d'indépendance-association, sans soutien de l'Élysée ni mandat démocratique, remet en cause l'intégrité de notre territoire. Nous ne pouvons pas l'accepter, la situation exige un cap clair.
Quel message envoyez-vous aux Calédoniens qui ont majoritairement choisi d'être français ? Qu'ils sont dans une République qu'il suffit de brusquer pour qu'elle renonce à la démocratie ? Réaffirmez et faites respecter les référendums qui ont rejeté l'indépendance ! Suivez le Conseil d'État, qui juge le gel du corps électoral non conforme aux principes républicains ! Assurez la sécurité des prochains scrutins face à des fraudes massives !
Monsieur le premier ministre, le gouvernement garantira-t-il que les prochaines élections provinciales se dérouleront sur une base démocratique conforme aux principes républicains et avec les moyens nécessaires pour assurer leur sécurité et leur sincérité ? Au lieu de rouvrir des débats sur ce qui divise et fracture et de vous enliser dans des questions institutionnelles clivantes, vous consacrerez-vous enfin à l'essentiel, la reconstruction économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie dans la souveraineté française ?