Sophie Primas, ministre déléguée auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement . C'est moi ! Je vous remercie de votre élégance, monsieur le député…
Je vous prie d'excuser l'absence de Mme Rachida Dati, ministre de la culture, qui reçoit aujourd'hui un homologue étranger. Je voudrais vous dire de sa part que le gouvernement, sous la responsabilité du premier ministre, souhaite aller au bout de cette réforme.
Nous sommes aujourd'hui à un point de bascule : cela fait dix ans que cette réforme est attendue. Face aux crises et à la concurrence, notre pays doit disposer d'un audiovisuel public souverain. Les débats en commission ont été tronqués pour des raisons qui tiennent plus à l'obstruction parlementaire qu'à autre chose. Nous considérons que ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu.
Ces débats ont aussi montré qu'il y avait une majorité pour voter ce texte, des coopérations renforcées entre les entreprises du service public étant indispensables pour faire face à des concurrences nouvelles. Pour que cela fonctionne, il faut un chef d'orchestre unique : c'est le sens de la holding exécutive.
Non, tout ne va pas bien dans le service public, mais nous devons préparer ensemble l'avenir. La mission d'un grand service audiovisuel public n'est-elle pas de s'adresser à tous les Français, sur tout le territoire ? Les audiences ne vieillissent-elles pas aujourd'hui ? Les catégories populaires sont-elles au cœur de l'auditoire ? Non, et vous le savez, car vous connaissez les chiffres.
Doit-on continuer comme cela ? La réponse est bien sûr négative. En renforçant l'audiovisuel public, nous lui permettrons de continuer à toucher tout le monde et à exercer sa mission, qui est aussi une mission d'émancipation. Nous poursuivons ensemble le même objectif et nous pensons sincèrement que la gauche devrait soutenir cette réforme.