Christelle Petex Monsieur le premier ministre, les gendarmes d'active sont chaque jour sur le terrain, engagés sans relâche dans des missions toujours plus nombreuses : lutte contre la délinquance, sécurité des mobilités, violences intrafamiliales, maintien de l'ordre public, j'en passe. Leur charge s'intensifie, leur présence est indispensable et leur engagement total. Dans ce contexte d'insécurité croissante, vous leur retirez un soutien essentiel : la réserve opérationnelle. La baisse de 16 % du budget de la réserve en 2025 est incompréhensible.
En Haute-Savoie, elle s'appuie sur 530 réservistes engagés, formés et prêts à intervenir. Pourtant, ils sont massivement laissés sur la touche, non pas pour inaptitude ou inhabilité, mais par manque de financement. Je parle bien de volontaires courageux et disponibles attendant leur convocation dans des brigades qui en ont grandement besoin. Bien que ce soit une autre enveloppe, vous continuez de programmer des préparations militaires gendarmerie, vous suscitez l'engagement, mais vous n'offrez aucune perspective d'action. C'est un gâchis de compétences, un mépris du volontariat, une totale incohérence. Nous en sommes convaincus : l'appui de la réserve n'est pas une option, mais une nécessité opérationnelle en soutien des gendarmes d'active, au front jour et nuit.
Concrètement, comment allez-vous garantir l'emploi effectif de nos réservistes mis de côté ? Surtout, quand comptez-vous redonner à la gendarmerie les moyens budgétaires indispensables à l'accomplissement de ses missions ?