Nicole Dubré-Chirat Ma question s'adresse à Yannick Neuder, ministre de la santé et de l'accès aux soins.
La santé mentale a été désignée grande cause nationale en 2025 par Michel Barnier puis par François Bayrou, signe de la volonté gouvernementale de traiter cette question sanitaire de premier plan.
Nous sommes confrontés à un véritable enjeu de santé publique, auquel il est urgent d'apporter des réponses fortes.
Chaque année en France, 13 millions de personnes sont concernées par un trouble psychique, soit un Français sur cinq. De plus, c'est le premier poste de dépense de la sécurité sociale.
Avec ma collègue Sandrine Rousseau, que j'associe à cette question, nous vous avons remis un rapport sur la prise en charge des urgences psychiatriques, qui faisait suite à de nombreux déplacements et auditions et qui a permis d'établir un diagnostic fidèle et complet de la situation.
Ce rapport, largement approuvé par les soignants du secteur psychiatrique, formulait vingt et une recommandations. Il a été suivi d'un courrier au premier ministre et d'une proposition de résolution.
Depuis, la situation s'est encore dégradée – comme le montre l'attaque au couteau à Nantes le 24 avril –, autant pour les jeunes que pour les soignants.
Depuis cinq mois, peu d'actions ont été annoncées, alors que la santé mentale de notre jeunesse doit être priorisée, de même que celle des femmes. Nous exceptons cependant le protocole de santé mentale imposé dans tous les établissements par Élisabeth Borne lors des assises de la santé scolaire et la proposition, faite par Gabriel Attal, que chaque enfant ait vu deux fois, avant l'âge de 18 ans, un professionnel de la santé mentale.
Nous attendons un plan d'action pluriannuel pour la santé mentale et la psychiatrie, qui est en première ligne pour accompagner les patients en souffrance.
Monsieur le ministre, quelles actions comptez-vous annoncer et mettre en œuvre pour les sept mois restants de cette année de grande cause nationale ?