Manuel Valls, ministre d'État . Pour s'aimer et être fier de soi, il faut connaître son histoire et les autres.
Nous avons pour devoir de préserver l'unité et l'autorité de l'État. Nous avons pour devoir d'agir. C'est ce que nous faisons à Mayotte, par un projet de loi que vous examinerez bientôt et qui engagera plusieurs milliards d'euros, ce qui n'avait jamais été fait. Il vise à ce que l'égalité promise à nos compatriotes mahorais soit enfin réalisée.
Notre devoir, c'est de soutenir les Réunionnais, c'est de soutenir les Antilles par l'intermédiaire d'un texte sur la vie chère, c'est de lutter contre le narcotrafic aux Antilles, en Guyane et en Nouvelle-Calédonie.
Notre devoir, enfin, c'est de trouver un chemin entre ces différentes aspirations, malgré la difficulté, non pas en les opposant, non pas en opposant les histoires, mais en reconnaissant les plaies béantes et en faisant en sorte que chacun puisse se retrouver. Pour ce faire, je compte sur vous, comme je compte sur M. Emmanuel Tjibaou, parce que je suis convaincu qu'un accord est possible en Nouvelle-Calédonie, un accord qui respecte les histoires, qui ne cède pas aux caricatures et qui brandit un seul drapeau, celui du cœur et de la République. C'est ce que tout le monde attend là-bas.