Steevy Gustave Samedi soir, à Puget-sur-Argens, Hichem a été assassiné. Assassiné par son voisin, en raison de ses origines ; assassiné parce qu'il était perçu comme un étranger, parce qu'il était musulman, parce qu'il était tunisien. Ce n'est pas un fait divers ; c'est un attentat. Un attentat raciste, revendiqué sur les réseaux sociaux. Un acte nourri de haine et prémédité, comme en témoigne l'arsenal retrouvé dans sa voiture. Un acte terroriste, qui visait à faire peur, à diviser, à insinuer la haine.
Ce drame n'est pas isolé. Il y a quelques semaines, Aboubakar Cissé était tué dans une mosquée du Gard. Quelques mois plus tôt, Djamel Bendjaballah était écrasé par un militant néonazi à Dunkerque, sous les yeux de sa fille. Ces crimes s'accumulent et le silence persiste. Certes, personne ici n'a tenu l'arme ; mais à force d'agiter la peur, de stigmatiser les musulmans, de faire de l'immigration une obsession, certains préparent le terrain quand d'autres passent à l'acte. Derrière les mots, il y a des morts. Derrière les postures, il y a des familles. Derrière le buzz, il y a des mères qui pleurent leurs fils. Ça suffit ; assez joué avec le feu ! Assez de ceux qui bâtissent leur carrière politique sur la peur et sur le dos de nos compatriotes !