Agnès Pannier-Runacher, ministre . Pour travailler quotidiennement à leurs côtés, je sais que la filière traverse une période difficile. Mes priorités sont claires : défendre notre souveraineté alimentaire, protéger nos pêcheurs contre la concurrence déloyale et sécuriser sur le long terme l'exercice de leur métier en protégeant la ressource halieutique.
Cela se traduit par des actes. J'ai obtenu que nos pêcheurs continuent d'accéder aux eaux britanniques jusqu'en 2038 : dix ans de sécurité et de stabilité, personne ne l'imaginait en janvier – c'est désormais chose faite. J'ai aussi obtenu qu'ils bénéficient d'une compensation, de même niveau que celle de l'année dernière, pour la fermeture du golfe de Gascogne. Les pêcheurs ont déjà touché cette compensation ; le guichet pour les mareyeurs vient d'ouvrir, je l'ai obtenu de la Commission européenne.
Vous avez l'air d'ignorer que les Néerlandais sont soumis aux mêmes règles drastiques que nous, celles du total admissible de captures et des quotas. C'est cette pêche régulée, que vous semblez combattre, qui permet de redresser les stocks de poissons et à nos pêcheurs – notamment les thoniers en mer Méditerranée – de gagner beaucoup mieux leur vie qu'il y a quinze ans.
Sachez que je serai au rendez-vous avec nos pêcheurs, dans le cadre du contrat stratégique de filière que nous avons signé avec eux. Ils savent qu'ils peuvent compter sur moi ; à la prochaine conférence des Nations unies sur l'océan comme devant la Commission européenne, nous défendrons une vision exigeante de la politique de pêche commune, qui protège contre la pêche illégale.