François Bayrou, premier ministre . Je l'ai rappelé, nous avons publié le 27 mars une circulaire pour que des contrôles de police et de gendarmerie aient lieu à l'entrée des établissements scolaires. Depuis, il y a eu 6 200 contrôles, au cours desquels près de 200 couteaux ont été saisis et 567 conseils de discipline ont été réunis pour lutter contre ce fléau.
Nous allons travailler à l'application effective de l'interdiction de port de ce type d'armes. Il va falloir durcir la réglementation, parce qu'un certain nombre de ces couteaux ne sont pas considérés comme des armes, même s'ils sont construits, pour une part d'entre eux, pour figurer des armes très violentes.
La deuxième chose que nous devons faire, c'est travailler à la question de la santé mentale des plus jeunes. À la première alerte, il faut qu'il puisse y avoir un examen, un diagnostic et une proposition de traitement, ou en tout cas une reprise de contrôle de ces jeunes.
Ces deux missions, nous ne pouvons pas les éluder. Le 29 avril, j'ai demandé à Mme Naïma Moutchou et au préfet François Ravier de coprésider un groupe de travail, dont les conclusions m'ont été rendues le dernier jour du mois de mai. J'ai bien l'intention que les cinquante propositions de ce groupe de travail soient conduites à leur terme et je vais, si elle l'accepte, confier à votre collègue Naïma Moutchou la mission de vérifier leur application effective.
Ce n'est pas une baguette magique ; nous n'avons pas la clé de toutes les questions qui se posent, car ces questions, pour l'essentiel, sont dans la société française, dans sa désorganisation, dans ses dérives. En revanche, ce que doit faire la loi, c'est assurer que les principes sont respectés autant que l'on puisse identifier des manquements à ces principes. J'ajoute que, même si les premières expériences n'ont pas été évidentes, nous devons travailler à l'installation de portiques à l'entrée des établissements scolaires ;…