Manuel Valls, ministre d'État, ministre des outre-mer . Je rappelle à la représentation nationale que la Polynésie française est le territoire qui, au sein de la République, dispose de la plus grande autonomie et des compétences les plus étendues. La loi organique qui détermine ce statut d'autonomie attribue en effet la compétence de droit commun au pays polynésien, l'État ne conservant qu'une compétence d'attribution.
La position de la France reste inchangée : elle conteste la réinscription en 2013 de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU, alors qu'elle l'a acceptée pour la Nouvelle-Calédonie, qui n'a pas la même histoire – je l'ai souvent rappelé ici.
Le choix juridique qui vient d'être fait de déposer des recours contre l'État rend plus difficile la discussion portant sur la décolonisation. Vous avez cependant raison : le dialogue importe plus que toute autre chose.
Hier, et encore ce matin, j'ai rencontré le président Brotherson au pavillon français à la conférence des Nations unies sur l'océan. Il a évidemment participé à la réunion des États du Pacifique qui a eu lieu ce matin. Je veux saluer ici la décision historique de création au fenua d'une aire marine protégée s'étendant sur plus de 1 million de kilomètres carrés.
À bien des égards, la Polynésie montre la voie et inspire le respect, non seulement en France, mais aussi aux yeux du monde, je l'ai encore constaté ce matin.
En juillet prochain, je me rendrai en Polynésie et nous y poursuivrons ce dialogue. Que ce soit en Polynésie ou plus généralement avec les territoires d'outre-mer, il doit continuer dans le respect et la considération, en innovant et en cherchant toujours le chemin le plus approprié.