Sophie Primas, ministre déléguée auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement . Ma collègue Agnès Pannier-Runacher aurait aimé vous répondre car les annonces faites par le président de la République dans le cadre de l'Unoc sont l'aboutissement du travail qu'elle a mené en partenariat avec toutes les parties prenantes, dont les ONG et les scientifiques. Elles témoignent de son engagement déterminé en faveur de la protection des océans, aux côtés du président de la République et sous l'autorité du premier ministre.
Ces annonces sont fortes, notamment celles qui concernent les aires marines protégées. Nous déployons une stratégie cohérente de protection des fonds marins. Vous avez évoqué le chalutage de fond : c'est un sujet important mais ce n'est pas le seul. D'autres sources de pression sur les fonds marins sont moins médiatisées, mais tout aussi réelles. Pour notre part, nous nous intéressons à toutes ces problématiques – au chalutage, plus généralement à la pêche, au nautisme, à l'extraction minière et même aux pollutions d'origine terrestre. Nous nous appuyons donc bien sur la science : c'est technique, exigeant et pas toujours médiatique, mais nécessaire pour atteindre les résultats qu'attendent nos concitoyens.
En réalité, le chalutage de fond est déjà interdit dans 50 % des eaux hexagonales et, dans 97 % des eaux territoriales, il n'est pas pratiqué. Ce sont des faits !
Dans le même temps, en Polynésie française, nous créons la plus grande aire marine protégée du monde, qui englobe la plus grande aire strictement protégée au monde – un bijou de biodiversité.
De même, nous avons obtenu que quatre-vingt-seize pays signent une déclaration commune en faveur d'un futur traité ambitieux contre les plastiques, à la hauteur des connaissances scientifiques et des attentes de nos concitoyens.
Certes, il est toujours possible de progresser, de s'améliorer – c'est un état d'esprit sain. Les acteurs avec lesquels nous travaillons ne manquent pas de nous le rappeler. Mais pourquoi proférer des mensonges ? Cela ne rend pas service à nos océans.