Stéphane Travert Je sais votre attachement – au-delà même de vos fonctions actuelles – à la construction d'une politique de la ville qui promeut l'égalité des chances et combat les assignations à résidence qui touchent encore de trop nombreux jeunes de nos quartiers.
Pouvez-vous nous rappeler à quelles actions votre ministère s'est effectivement engagé, notamment en matière d'inclusion, de formation et d'autonomie professionnelle de la jeunesse des quartiers prioritaires ? Je pense, en particulier, au déploiement des « bus de l'entrepreneuriat » ou encore aux CitésLab – deux dispositifs dont vous avez récemment inauguré le déploiement dans la ville de Tours.
J'appelle également votre attention sur les quartiers prioritaires des villes moyennes et rurales, parfois moins visibles dans le débat public – c'est par exemple le cas du quartier Claires-Fontaines à Coutances, dans ma circonscription de la Manche. Ce quartier, aujourd'hui encore classé quartier prioritaire de la politique de la ville, concentre des fragilités sociales importantes, avec un taux de pauvreté supérieur à 40 %. Il compte également une proportion élevée de familles monoparentales.
Quels leviers entendez-vous actionner en faveur des jeunes de ces territoires, où l'accès à la formation et à l'emploi peut être plus difficile que dans les grandes agglomérations et dans les métropoles ? Comment envisagez-vous d'accompagner les dispositifs de médiation pour assurer l'émancipation de la jeunesse et lutter contre les inégalités de destin ?