Xavier Albertini Monsieur le ministre de l'intérieur, la semaine dernière, place Beauvau, s'est tenu un premier point d'étape du groupe de travail relatif aux installations illicites des gens du voyage, en présence de parlementaires, de représentants d'associations d'élus, de vous-même et du ministre délégué, François-Noël Buffet. Vous avez souhaité associer les élus travaillant sur ce sujet et, naturellement, ma collègue Nathalie Colin-Oesterlé et moi-même avons participé à cette initiative.
Les premières préconisations et orientations qui nous ont été présentées soulageront les élus de tous les territoires – je choisis ce mot avec soin. Élu à Reims et longtemps chargé d'une délégation à la sécurité, je sais à quel point ces installations sauvages sont d'abord une hantise, puis un véritable cauchemar lorsqu'elles deviennent réalité.
Ces installations illégales ne portent pas seulement atteinte aux droits de propriété des communes ou des personnes privées concernées, elles provoquent des problèmes de salubrité, de sécurité, des dégradations, des dommages matériels et environnementaux. Nombre de gens du voyage respectent leurs obligations, malheureusement d'autres s'en affranchissent, ce qui fait porter un regard injustement négatif sur l'ensemble de cette communauté.
Nos concitoyens victimes de ces installations illicites ne comprennent pas ce qu'ils perçoivent comme une impunité pénale, réelle ou supposée, des contrevenants.