Damien Maudet Monsieur le premier ministre, en 2023, alors que les Français s'appauvrissaient, la Macronie, que vous soutenez, passait en force, sans vote, pour leur voler deux années de vie.
Vous avez voulu faire croire aux Français qu'ils étaient responsables d'un déficit, alors que, s'il existe, c'est bien parce que vous l'avez creusé avec vos cadeaux accordés aux plus riches.
Contre la réforme des retraites, les travailleurs se sont mobilisés par millions : vous les avez écrasés. Sans vote, sans légitimité. Tous les syndicats de travailleurs refusaient votre réforme : vous les avez ignorés. Sans vote, sans légitimité.
Les Français, eux, ont voté et ont fait gagner le Nouveau Front populaire, pour supprimer la réforme des retraites. Mais le président vous a placé là, et vous êtes ici, devant nous, sans légitimité.
L'Assemblée nationale a voté une résolution le mois dernier contre la réforme des retraites, et vous l'avez encore balayée, toujours sans légitimité.
Votre réforme des retraites, c'est une rupture. Une rupture entre les ouvriers, les employés, qui, pendant le covid, de Limoges à Paris, ont tenu le pays, et ceux qui, depuis leurs villas, voyaient leur fortune augmenter ; une rupture entre ceux qui subissent l'inflation et les très riches, qui bénéficient de vos baisses d'impôts et de cotisations ; une rupture entre ceux qui essaient de vivre de leur travail et ceux qui vivent des dividendes et de leur patrimoine ; une rupture dans laquelle vous avez choisi votre camp : le camp de ceux qui ont doublé leur fortune depuis 2017, protégés par des politiques en fin de carrière, dans un gouvernement de millionnaires soutenu par l'extrême droite, et qui sont prêts à tout pour garder leur ministère.
Il y a 117 jours, vous avez promis au Parlement qu'il voterait enfin sur la réforme des retraites mais, 117 jours après, sans surprise, toujours rien. Ce sont 117 jours où vous avez donc tenu sur un mensonge ! Ce sont 117 jours de trop !
Monsieur le premier ministre, partez par vous-même, mettez votre réforme des retraites dans vos cartons, ou nous vous censurerons !