Alexis Corbière Monsieur le premier ministre, une nouvelle fois, votre gouvernement, battu dans les urnes, mérite d'être censuré. Nous le ferons, dans l'unité du Nouveau Front populaire.
Vous l'avez compris, moi aussi je veux vous parler retraite et de l'opposition déterminée de mon groupe à la scandaleuse réforme Borne, imposée le 16 mars 2023 par l'antidémocratique 49.3, contre l'avis de 90 % des actifs de notre pays, de 70 % de l'ensemble de la population et de la totalité des organisations syndicales de travailleurs, que je salue ici.
Monsieur le premier ministre, vous avez échoué, vous êtes bloqué. Sur ce point, je rappelle ce que vous déclariez en 2022 : « Il y a un moyen simple pour lever le blocage, c'est de dire ce sont les Français qui choisiront. » Vous ajoutiez : « J'ai toujours défendu cette idée du référendum. » François Bayrou 2025 est-il encore d'accord avec François Bayrou 2022 ? Respecterez-vous votre propre parole ?
C'est une loi : ce qui est né dans la brutalité ne peut survivre que dans la brutalité et la ruse. Vous avez interdit que le conclave puisse seulement discuter de l'abrogation de la réforme des retraites.
Vous avez de facto donné un droit de veto au patronat qui a, évidemment, manifesté sa totale opposition au retrait de la réforme.
Votre dialogue social n'était qu'un monologue antisocial. Pourtant, parler de la retraite, c'est parler de la vie concrète de 30 millions de salariés, de la jeunesse. Parler retraite, c'est parler du type de société dans laquelle nous voulons vivre. Parler retraite, enfin, c'est parler de la République, qui, pour nous, n'existe que quand elle est sociale, quand elle permet une juste répartition des richesses et non l'accumulation insolente pour quelques-uns et l'allongement de la souffrance au travail pour les autres.
Ma question est simple : quand allez-vous cesser l'antiparlementarisme ?