Bruno Retailleau, ministre d'État . C'est toute la question, après la décision du Conseil constitutionnel il y a quelques jours.
Vous m'interrogez sur la violence qui s'étend partout, pas seulement dans les grands centres urbains mais aussi dans nos villes moyennes et dans nos campagnes. Je crois que nous devons agir à la racine, en nous attaquant au narcotrafic, cause de tant de violences. Depuis le début de l'année, avant même l'application de la loi sur le narcotrafic, nous avons arrêté plus de 20 000 trafiquants.
Nous devons aussi durcir la sanction pénale – le garde des sceaux y travaille – car, au fil des années, s'est créé en France une sorte de droit à l'inexécution des peines, ce qui est insupportable.
Enfin, troisième réponse, que vous avez vous-même évoquée, nous devons améliorer le continuum de sécurité, l'articulation entre la police municipale et la police nationale. Un texte sera soumis en juillet prochain au Parlement pour augmenter les prérogatives des policiers municipaux. J'ai décidé que soit organisé, dès cette année, dans chaque département, des concours pour recruter des policiers adjoints, l'objectif étant que ces jeunes servent dans leur propre département et ne craignent plus d'être envoyés loin de chez eux.