Charles de Courson Monsieur le ministre de l'économie, comment le gouvernement peut-il demander aux citoyens et aux entreprises de notre pays de contribuer davantage au redressement des finances publiques alors que d'autres refusent de supporter le poids de l'impôt ? Je m'explique.
Lors de l'examen du dernier projet de loi de finances, nous avons adopté à une très forte majorité, à l'Assemblée nationale et au Sénat, un dispositif visant à lutter contre un détournement de la loi fiscale connu sous le nom de CumCum. Ce mécanisme, utilisé par de très nombreuses banques françaises au profit de non-résidents, leur permet d'échapper à l'impôt sur le revenu dû au titre des dividendes reçus. Le préjudice pour le Trésor public des pratiques d'optimisation fiscale agressive, voire de fraude, pourrait représenter jusqu'à 4,5 milliards d'euros.