Stéphane Peu Ces derniers jours, deux gouvernements sont entrés dans une guerre « préventive », bombardant des sites nucléaires iraniens et violant la charte des Nations unies au nom d'un narratif mensonger. Rien d'étonnant de la part d'un président américain qui méprise l'ONU et d'un premier ministre israélien poursuivi pour crimes de guerre.
Dans un contexte de gangstérisation des relations internationales, il est urgent de restaurer la primauté du droit. Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la France a un rôle crucial à jouer et elle ne peut s'en remettre à une Union européenne discréditée par son « deux poids, deux mesures ».
En 2003, notre pays, quand bien même il n'avait alors aucune sympathie pour Saddam Hussein, a su s'opposer à la guerre en Irak et dénoncer la manipulation américaine qui nous a plongés dans le chaos. Aujourd'hui, nous exécrons le régime théocratique des mollahs, capable du pire, et nous soutenons les femmes et les progressistes iraniens qui le combattent. Cela étant, comme le disait Jacques Chirac en 2003, on n'exporte pas la démocratie dans un camion blindé.