Marc Ferracci, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie . Notre cap, notre stratégie et notre vision en matière énergétique, vous les connaissez. Ils sont clairs : il s'agit de nous décarboner, de sortir de la dépendance aux énergies fossiles qui représentent 60 % de notre consommation énergétique et pèsent pour 70 milliards d'euros dans le déficit de notre balance commerciale.
Nous n'avons que trois mois de stock d'énergie fossile et on voit bien que les fracas que connaît le monde, et plus particulièrement le Proche-Orient, font pendre une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.
Nous maintenons le cap de la décarbonation et électrifierons nos usages. Cela suppose de produire sur notre sol une électricité décarbonée.
Nous avons fait le choix d'un mix énergétique qui équilibre la part de l'énergie nucléaire et celle des énergies renouvelables. Les nouvelles capacités nucléaires ne seront mises en service qu'en 2038 et, d'ici là, nous aurons besoin des énergies renouvelables. Nous en avons aussi besoin parce qu'elles sont compétitives, quoi qu'en disent ceux qui peinent à comparer les coûts de production des énergies renouvelables et de l'énergie nucléaire.
J'ai visité hier un parc éolien au large de l'île d'Yeu. Une fois autorisé, il a suffi de deux ans pour le mettre en service : j'y vois la preuve qu'on peut développer très rapidement notre capacité installée d'énergies renouvelables.
Ce qui s'est passé la semaine dernière, c'est irresponsable. Je l'ai dit dans cet hémicycle.