Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la mémoire et des anciens combattants . Je vous prie d'excuser le ministre des armées, qui assiste actuellement au sommet de l'Otan. La loi de finances pour 2025 prévoit 50,5 milliards pour la mission Défense. C'est une hausse considérable par rapport aux 32 milliards qui y étaient consacrés en 2017.
Cependant, la motion de censure et deux mois de services votés ont retardé certaines commandes : la DGA n'a pu engager de nouveaux contrats qu'à partir du mois de mars. Ce retard est en voie d'être résorbé. La moitié des crédits d'équipement gelés en début d'année ont été libérés en avril et consommés depuis par la DGA. L'autre moitié sera dégelée d'ici la fin du mois de juin. Le dégel sera alors complet.
En matière de commandes, 3,2 milliards d'euros ont déjà été engagés, contre 4 milliards à la même date en 2024, malgré un début d'année contraint. En crédits de paiement, 10 milliards ont été dépensés, soit 1 milliard de plus qu'à la même période l'an passé. Cela fait en moyenne 60 millions de paiements par jour ouvré.
Vous avez raison de souligner l'importance pour les PME de la visibilité du plan de commandes. La loi de programmation militaire offre ce cadre : 268 milliards de commandes sur sept ans ont été planifiés et votés par le Parlement. C'est une hausse notable par rapport à la précédente LPM, qui prévoyait 170 milliards de commandes aux industriels. En outre, le tableau des équipements votés en LPM donne à la base industrielle et technologique de défense la visibilité sur les programmes dont elle a besoin.
Désormais, le véritable enjeu est bien que nos grands maîtres d'œuvre industriels répercutent cette visibilité sur leurs sous-traitants et les PME de la BITD. C'est un sujet sur lequel nous sommes pleinement mobilisés, en lien avec les filières industrielles concernées.
Nos industries nous font honneur. Nous les soutenons. Notre réarmement n'est pas une option, c'est une nécessité. Je sais que vous et votre groupe êtes pleinement engagés sur le sujet.