Agnès Pannier-Runacher, ministre . …de la manière dont nous avons coconstruit ces dernières semaines, avec les scientifiques et les organisations environnementales, nos décisions en matière de renforcement des aires marines protégées sur le sol et dans les eaux de France. Depuis mon arrivée au ministère, je n'ai pas ménagé mes efforts en vue de défendre nos chasseurs : je pense à la chasse à la palombe, que j'ai défendue très fortement et même officiellement, devant vous, devant la commissaire européenne Jessika Roswall, pour obtenir que puisse se poursuivre cette chasse traditionnelle, culturelle, d'une espèce en bon état de conservation. En effet, notre boussole, au fond, c'est cet état, évalué sur la base des études scientifiques disponibles. Lorsque l'état de conservation d'une espèce est mauvais, sa chasse est restreinte ; lorsqu'il est bon, nous nous autorisons à rétablir ou renforcer cette chasse. Il s'agit évidemment de protéger la biodiversité, mais aussi de garantir que, demain, nos chasseurs pourront continuer de chasser.
Les scientifiques mandatés par l'Union européenne ont relevé le déclin de neuf espèces de gibier d'eau, et les recommandations de la Commission européenne sont claires : moratoire ou baisse de 50 % des prélèvements. J'ai demandé à la Commission, comprenant qu'il existait sur ce point un malentendu, de m'indiquer si ces mesures devaient s'appliquer immédiatement ; elle me l'a confirmé ce matin. Nous proposons une ligne simple : réduire les prélèvements pour les espèces en déclin en France ou en Europe, les augmenter là où les populations progressent, réserver les moratoires aux espèces les plus menacées. C'est dans cet esprit que nous continuons de discuter avec les représentants des chasseurs dans le but de trouver un juste équilibre :…