Manuel Valls, ministre d'État, ministre des outre-mer . J'ai eu l'occasion de le dire hier en répondant à la question de Mme Bellay : certains grands groupes performants contribuent à étouffer les économies et les populations. Il faut donc agir contre la vie chère. Le gouvernement a accompagné et soutenu la proposition de loi de la sénatrice Audrey Bélim ; vous étiez d'ailleurs le rapporteur de ce texte à l'Assemblée. Le décret sera bientôt publié. Ce texte, qui sera suivi d'effets, porte sur les loyers, et non sur l'alimentaire.
Début juin, j'ai présenté aux parlementaires ultramarins un plan d'action ambitieux et complet, qui comprend notamment une circulaire envoyée aux préfets et trois décrets visant à renforcer le bouclier qualité prix et les observatoires des prix, des marges et des revenus – ces derniers seront publiés prochainement. Dans quelques semaines, je présenterai en Conseil des ministres un projet de loi qui sera examiné à l'automne. Celui-ci permettra d'élargir le BQP pour y inclure les services, de renforcer la transparence, la concurrence et les contrôles et d'engager la nécessaire transformation des économies, dans tous les domaines.
J'ai répondu à l'invitation de vos collègues Nadeau et Nilor aux assises contre la vie chère. Comme j'étais en déplacement en Guyane, je me suis adressé aux participants par vidéo. Je suis ouvert au dialogue ; c'est ainsi que nous travaillons. Comme vous, j'imagine, je refuse autant le sectarisme que la violence.
Nous pouvons encore améliorer le travail sur les textes, comme nous l'avons déjà fait par le passé. Le grand débat d'automne sur le projet de loi contre la vie chère permettra de l'enrichir. Nous poursuivrons aussi la concertation avec le monde économique et social. Nous pourrons alors répondre aux attentes.
Je vous le dis très sincèrement : je sais qu'il existe parfois un sentiment d'abandon ou de mépris, d'infantilisation ou de paternalisme. Mais si nous agissons ainsi, sous l'autorité du premier ministre, c'est parce que je vous considère comme ce que vous êtes, c'est-à-dire un représentant de la nation à part entière.