Yoann Gillet N'entendez-vous pas le bruit sourd des armes qui résonne aux Antilles, le fracas des balles qui fauchent des vies chaque semaine en Guadeloupe ? Meurtres, fusillades, rackets, violences, c'est le quotidien des habitants.
Pendant ce temps-là, la République semble avoir déserté. En 2024, 23 768 crimes et délits ont été recensés pour 384 000 habitants. Les tentatives de meurtre ont bondi de 27 %, les coups et blessures volontaires de 10 %, les violences sexuelles de 20 %, et les vols à main armée de 10 %. La Guadeloupe est devenue le sixième département le plus dangereux de France.
La situation ne cesse de s'aggraver. Au cours des six derniers mois, on dénombre vingt-huit homicides, soit presque autant que sur toute l'année 2024 ! Le dernier date d'avant-hier. L'avant-dernier remonte au 4 juin ; la victime était un adolescent de 13 ans.
La spirale meurtrière ne faiblit pas, la jeunesse est décimée, des familles sont brisées et l'État regarde sans agir. Le syndicat de policiers Unité 971 tire la sonnette d'alarme : vingt-cinq postes de la police judiciaire sont vacants, et le manque d'effectifs est global.
Alors mes questions sont simples : monsieur le ministre de l'intérieur, quand cesserez-vous d'être le ministre de la parole pour devenir ce que les Français attendent, c'est-à-dire un ministre qui agit ? Quand déploierez-vous un véritable plan d'urgence pour la sécurité en Guadeloupe ? Assumez-vous encore d'être membre d'un gouvernement macroniste qui a rejeté l'amendement du groupe RN inscrivant dans le dernier projet de loi de finances un fonds de sécurité de 30 millions d'euros dédié à la Guadeloupe ? Quand augmenterez-vous significativement les effectifs et les moyens ? Quand le gouvernement macroniste auquel vous appartenez aura-t-il enfin le courage de renforcer la réponse pénale ? C'est ce que souhaitent les Français et c'est ce que propose le Rassemblement national.